Moïse KAMGUEN

Il était une fois…la naissance du Staat Kamerun

Depuis presque deux mois, une exposition d’art contemporain essentielle est visible dans la ville de Douala. Intitulée « Il était une fois La Naissance du Staat Kamerun 1884-1914 », elle revisite une période charnière de l’Histoire du Cameroun, celle de sa constitution comme Etat en l’occurence.

Se souvenir

1884 (date de la signature du traité germano-douala) et 1914 (début de la première guerre mondiale). C’est à l’intersection de ces deux dates, qu’une période de 30 ans d’Histoire commune va s’ouvrir entre Allemagne et le Kamerun. Ce territoire alors protectorat de l’Empire Prussien se verra doté de tous les attributs, pour en faire un Etat moderne. Le début de la guerre de 14 avec l’entrée des troupes franco-britanniques sera le point de départ de ces forces au Cameroun.

Kamerunstadt, ancien nom de la ville de Douala

La ville de Douala a été le point de départ de cette aventure qui s’est conclu en 2016. En tant que principale voie d’accès vers l’hinterland, elle a été la première capitale du Kamerun, comme on l’appelait alors.

C’est donc dans une ville où elle prend tout son sens, que cette exposition a été montée; dans le cadre d’un projet collectif piloté par doual’art, le Goethe Institut Kamerun et des institutions culturelles allemandes. L’exposition met en conversation notamment des archives datant de cette période, des objets précoloniaux « sawa » prêtés par les Musées allemands, avec les regards de plasticiens contemporains camerounais.

Art contemporain et Histoire

Ouverte jusqu’au 06 décembre au Palais de la culture sawa, l’exposition « Il était une fois… » apparait comme un lieu de questionnement et de potentielle reconfiguration à la fois des identités régionales et de l’identité camerounaise. Et ce sous fond de multiples crises (politiques, économiques, sociales, culturelles etc), dans ce jeune pays vieux de plus de 140 ans.


Makossa Makossa

Récemment une station service de Total Energies dans la ville de Douala a été décorée et renommée au nom de Manu Dibango . Une commande réalisée par le Up High Lab (curation et artistes: Didier Toko, Alban Sop, Kingkor, Lejobist, Narah, Seth Siade et Louise Abomba). Reconnaissance pour cette icône de la musique camerounaise disparue en 2020.

Source: Youtube, Season Media

Le Makossa

Au-delà de l’artiste légendaire, c’est tout un genre qui a fait les beaux jours de la musique camerounaise qui a été aussi célébrée, le Makossa. Le Makossa est un genre musical issu de la culture douala, au départ. Se modernisant, le Makossa est devenu une musique populaire qui a été adoptée dans tout le Cameroun et même au-delà… Ce style musical a contribué au rayonnement de la culture camerounaise à l’international , donnant au Cameroun des vedettes comme Eboa Lotin, Richard Bona, Petit Pays, Kotto Bass, Ben Decca, Grace Decca, pour ne citer qu’eux…

Manu Dibango: Soul Makossa

Manu Dibango

Mais c’est à Manu Dibango, qu’il revient d’avoir donné une aura planétaire au genre avec son fameux « Soul Makossa« . Ce single sorti en 1972, à l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations de la même année a connu un succès au-delà des frontières du Cameroun. Ce titre a notamment été samplé par des stars américaines, comme Michael Jackson ou encore Rihanna.

En plus de sa musique, Manu Dibango était aimé et remarqué par sa calvitie, sa voix grave, puissante et son grand sourire qui étaient communicatrices des valeurs de joie, d’unité, de partage. Il a incarné toute sa vie la musique camerounaise, et a été l’un, sinon le meilleur de ses ambassadeurs. Cette reconnaissance est un premier pas, pour cette artiste qui en mérite beaucoup plus…


Le Ngondo reconnu par l’UNESCO

Le Ngondo est un festival culturel qui réunit les peuples sawa du Cameroun. Cette appelation sawa fait référence à l’ensemble des peuples côtiers du Cameroun.

Source : Africa 24

Reconnaissance en tant que patrimoine culturel immatériel

Cette reconnaissance s’est matérialisée le samedi 5 juillet 2025, lors d’une cérémonie officielle présidée par le Ministre des Arts et de la Culture, représentant du Chef de l’État . Au cours de celle-ci, un certificat d’inscription du Ngondo au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO a été remis. La cérémonie tenue au palais de culture Sawa a rassemblé autorités traditionnelles, représentants politiques, membres de la communauté et autres invités etc. Pour marquer cela, une place à proximité a été rebaptisée Boulevard du Ngondo.

A titre de rappel, le Ngondo a été inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité le 4 décembre 2024.

Source : UNESCO Youtube

Historique

Généralement célébrée au mois de décembre de chaque année, le Ngondo est une fête traditionnelle et culturelle antique qui réunit les membres de la communauté sawa. Cette célébration est liée à un culte des esprits protecteurs de l’eau. Lors de cette célébration rythmée par diverses activités, une course de pirogues est organisée entre les différents villages de la communauté.

Et à la fin des activités, des messagers plongent dans les tréfonds du Wouri pour rapporter du fleuve les messages des ancêtres.

Jusqu’en 1972, le Ngondo était célébrée chaque 12 juillet de l’année civile. Et cela pour honorer la culture et la civilisation Duala et Sawa. Mais également en souvenir du traité Camerouno-germanique signé par les rois Duala et les autorités allemandes. Après la fête du 12 juillet 1972, elle fut interdite par les autorités camerounaises qui y voyaient une exaltation communautaire dans un contexte de consolidation de l’unité nationale camerounaise.

Avant d’être autorisée de nouveau quelques années plutard.


La question foncière à Douala

Dès sa création, la question foncière a été au cœur des problématiques de la ville de Douala. Jusqu’à nos jours, cette question n’a pas été résolue.

Aux origines

plan allemand de la ville de Douala; Exposition Kamerunstadt, doual’art / Crédit: Moïse KAMGUEN

En 1884, le Cameroun devient un protectorat allemand après la signature du traité germano-douala. A compter de cette date, ces derniers commenceront la conquête et l’occupation de ce territoire. La ville de Douala alors capitale politique est l’objet d’un plan d’urbanisme « Gross Douala ». Ce plan conçu par les allemands pour des raisons sanitaires prévoit une organisation spatiale de la ville basée sur des considérations raciales. En effet, il prévoit l’expropriation des populations locales de leurs terres d’origine. Et ce en vue de leur installation dans de nouveaux quartiers crées à cet effet, New-Bell, New-Deido et New-Akwa. Cette décision, arbitraire, sera contestée par les population locales car elle ne respectait pas les clauses du traité qui garantissait la propriété foncière des habitants de Douala. La contestation réprimée coûtera la vie à des nombreuses personnalités, notamment celle du chef du canton Bell, Rudolf Douala Manga Bell.

La question foncière

Reportage de Equinoxe télévision sur l’affaire Dikolo

Malgré la défaire allemande lors de la première guerre mondiale et leur expulsion du Cameroun, cette politique d’expropriation s’est poursuivie. Notamment de façon plus douce, par l’administration française et ensuite l’Etat camerounais nouvellement indépendant . Par la suite, Douala étant capitale économique du Cameroun, des vagues successives d’immigrations ont réduit la marge de la propriété locale dans la ville. En 2022, l’expropriation de Dikolo a été un révélateur de la crise autour du foncier dans la ville. Elle a suscité colères, indignations, révoltes et exacerbé les tensions tribales et xénophobes. L’affaire aux contours flous a été conduite en justice. Deux ans après leur déguerpissement, les populations de Dikolo à Bali ont été rétablies dans leur droit par le Tribunal Administratif de Douala. Ces derniers qui envisagent un retour sur les lieux où leurs habitations ont été détruites espèrent désormais une indemnisation.


Douala face à la crise des déchets

Il y a quelques mois, j’ai crée ce blog mondouala.mondoblog.org consacré à la ville de Douala. Le texte de présentation du blog partait d’un constat, la crise des déchets dans la ville de Douala. Crise qui avait aboutit au lancement d’une campagne par la Mairie baptisée « Douala Clean City »…

L’initiative du Maire Roger Mbassa Ndinè a aboutit à des actions concrètes sur le terrain. Notamment une campagne de communication autour de la salubrité, la constitution d’équipes de femmes qui assurent le nettoyage des rues de la ville, etc. Mais le problème de salubrité n’a pas été résolu dans la ville de Douala.

Récemment des influenceurs ont lancé une campagne sur les réseaux sociaux pour dénoncer la mauvaise gestion des déchets dans les grandes villes camerounaises, Yaoundé et Douala notamment. Le challenge Poubelles consistait à se filmer devant des décharges d’ordures présentes dans des espaces publics, et ce en accompagnant l’image d’un message ironique. Dans la foulée, la ministre de l’habitat et du développement urbain Ketcha Courtès a annoncé les Etats généraux des déchets

Reportage de Reporter_237

A la suite de cette mobilisation, une grande campagne de nettoyage a été créée pour tenter d’endiguer le phénomène. Le 05 Avril dernier, à Yaoundé et Douala, Les nettoyeurs – The cleaners, organisation citoyenne, a mobilisé des bénévoles pour assainir les artères des deux villes.

Cette initiative, si elle est à saluer, risque ne pas s’inscrire dans le long terme, malheureusement. Parce que, tant que la société de collecte de déchets HYSACAM n’aura pas les ressources nécessaires pour effectuer des ramassages quotidiens dans les quartiers, ou que les entreprises de recyclage de déchets n’auront pas amélioré leurs capacités, la crise des déchets qui sévit dans nos grandes villes se poursuivra.


Akwa, nouveau China Town

Akwa est un quartier historique de la ville de Douala. Son nom « Akwa » provient d’un canton du peuple douala qui occupait ces terres. Akwa est devenu, avec l’arrivée des occidentaux un centre religieux mais aussi un centre d’affaires.

La forme d’une ville
Change plus vite, hélas ! que le cœur d’un mortel ;

Charles Baudelaire, Le cygne

Douala change… Akwa change…

À l’époque coloniale, les principaux commerces étaient tenus par des grecs, des libanais, ou encore des français. Avec les indépendances, des hommes d’affaires camerounais ont eux aussi occupés cette zone avec leurs investissements, rejoignant ainsi les nombreuses entreprises occidentales qui y étaient déjà installées.

À lire aussi : Les églises à Douala

Aujourd’hui, Akwa se transforme…de nouveaux arrivants prennent aussi possession des lieux. De nouvelles constructions à étages naissent à une vitesse extraordinaire. D’autres bâtiments plus anciens sont rachetés et rénovés. Ces édifices une fois achevés portent sur leur enseigne des caractères mandarins, indéchiffrables. Signe d’une présence de plus en plus accrue des commerçants chinois.

A la « douche » par exemple, avenue commerciale particulièrement dynamique et dense, cette présence discrète reste néanmoins observable. Au fond de ces boutiques , on peut voir en général au fond un gestionnaire chinois, grossiste qui fournit la marchandise aux vendeurs présents à l’extérieur. Dans ces immeubles, tandis que que les étages inférieurs servent aux activités , les étages supérieurs sont en général des lieux d’habitation pour cette nouvelle population.


La Nouvelle Liberté de Joseph Francis Sumegne

La Nouvelle Liberté, surnommée « le ndjoudjou du Rond-Point », elle est devenue avec le temps un symbole, sinon le symbole de la ville de Douala.

La Nouvelle Liberté au Rond-Point Deido / Crédit : Moïse Kamguen

Historique

Tout serait parti du désir de Didier Schaub et de la Princesse Marilyn Douala Bell, époux et co-fondateurs de l’espace doual’art d’offrir une œuvre d’art public à la ville de Douala, alors en carence d’identité visuelle. Joel Mpah Dooh aurait alors proposé au couple Joseph-Francis Sumegne dont le travail lui semblait en capacité de répondre à ces attentes.

Après avoir fait une proposition retenue, l’artiste venu de Yaoundé a été pendant trois ans en résidence à Douala. Une fois le monument achevé et installé, la fortune n’a pas été au rendez-vous… Certains critiquaient son esthétique, en matériaux de recyclage, déchet au centre-ville. D’autres reprochaient à l’auteur ses origines, bamileke installant ses travaux chez les Douala. Elle ne sera finalement officiellement inaugurée qu’en 2007 lors du Salon urbain de Douala (SUD).

Aujourd’hui tout le monde ou presque à Douala et au Cameroun connait La Nouvelle Liberté. Elle a été récupérée par l’imaginaire collectif et a subi des interprétations diverses venant des publics. A ce titre, elle figure dans les pages du nouveau passeport camerounais. Toutefois, le succès de l’œuvre a caché l’identité de son auteur…

Prototype de la Nouvelle Liberté exposé à doual’art, Décembre 2024 / Crédit : Ismail NSANGOU

Ma rencontre avec le Père de la Nouvelle Liberté

La légende le disait fou, mort, mort fou ! J’ai rencontré Joseph Francis Sumegne lors de mon travail comme médiateur culturel à l’espace doual’art. Le premier jour, nous avons passé plus d’une heure à parler de son travail. J’étais impressionné par la perception de cet homme qui réussissait à transmuter les objets du quotidien ; sa technique ne procédait pas comme celle de Marcel Duchamp juste par leur réinterprétation, mais plutôt par une savante combinaison qui leur donnait un nouveau langage. Il était détenteur de toute la science traditionnelle des Anciens, mais avait fait le pari de faire de l’art africain moderne, des masques du XXIᵉ siècle…

Dans nos échanges par la suite, j’ai compris qu’il était déçu de ses compatriotes, de n’avoir pas été vraiment compris, ni suffisamment reconnu… Mais le Maître qu’il était, gardait foi en son œuvre…

Joseph Francis Sumegne, supervisant l’installation des 9 notables, œuvre d’art monumentale dans un jardin public / Crédit : Etienne Talla


Les églises à Douala

Je ne suis pas particulièrement chrétien, mais j’aime visiter les églises de Douala. Dans cette ville particulièrement bruyante et violente, elles sont un lieu de refuge, de recueillement, de silence…

Vue sur la Cathédrale Saint Pierre et Paul ; Akwa / Crédit; Moïse KAMGUEN

Historique

Les premières églises chrétiennes datent du 19ᵉ siècle. Elles ont été implantées principalement dans le quartier Akwa, et sont le fruit de l’activité des missionnaires anglais notamment. Ces derniers, présents sur les côtes camerounaises à cette époque avaient à cœur d’évangéliser les populations indigènes. Certains noms ont été retenus pour leurs actions comme ceux d’Alfred Saker, Jackson Fuller, Adolf Lotin Same, etc

La Mission Baptiste, l’Église catholique, par l’entremise de ces religieux ont ainsi implanté les premiers ces édifices à l’époque…

Vitrail Paroisse Saint Sacrement de Ndogbong / Crédit; Moïse KAMGUEN

Visites

Il m’arrive de passer de longues minutes entre les murs de ces édifices, assis sur les bancs de l’espace clairsemé, dans lequel la lumière filtrée et adoucie par les vitraux s’unit au silence…

J’y reconnais rarement les habitants que je croise au quotidien dehors. Ici, les gens semblent apaisés ou en voie de l’être. Leurs postures concentrées, à genoux souvent, sont celles de l’humilité, du réconfort, de l’écoute… Loin des jurons, des cris, de la musique bruyante, des bars, des embouteillages, de cette ville où l’appât du gain et le désir de réussite prédominent.

Ces églises sont pour moi et je crois pour ces quelques autres des espaces de paix, de rencontre avec soi même, et peut-être de communion avec le ciel.

Intérieur Paroisse Saint Sacrement de Ndogbong/ Crédit; Moïse KAMGUEN


Douala, doual’art

doual’art commence ce dimanche 10 novembre les activités autour des 10 ans d’hommage de son directeur artistique Didier Schaub. L’occasion de revenir sur l’action de cette association qui a donné un autre visage à la ville de Douala.

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Naissance d’une utopie

doual’art pourrait se lire comme cette touche d’art ajoutée à la ville de Douala. Cofondée en 1991 par Didier Schaub et La Princesse Marylin Douala Bell, cette association a eu le désir de donner une identité artistique à la ville de Douala. L’espace situé à Bonanjo accueille ainsi depuis 33 ans des expositions d’art contemporain. Il reste le carrefour des arts plastiques au Cameroun et a été un catalyseur pour les carrières de nombreux artistes.

espace doual’art , Bonanjo lors du lancement des hommages à Didier Schaub / Crédit: Ismaïl Nsangou

Pratiques

Au-delà de cette plateforme d’exposition qu’offre la galerie, doual’art a été le commanditaire de plusieurs œuvres d’art installées dans l’espace public de la ville, à l’occasion d’un festival triennal, le SUD (Salon Urbain de Douala) . Œuvres qui ont changé radicalement la physionomie de la ville de Douala et sont devenus des marqueurs de son territoire. La Nouvelle Liberté de Joseph-Francis Sumegne, illustration parfaite de cette initiative, est devenue avec le temps un symbole de Douala et au-delà…

Le monument de la Nouvelle Liberté au Rond-Point Deido / Crédit; Moïse KAMGUEN

Histoire et mémoire

Autre action dans l’espace public, l’installation des « arches de la mémoire »; dispositif de référencement des sites historiques de la ville. Ces arches mettent en lumière le patrimoine datant des périodes coloniales allemande et française; et entre en résonnance avec l’exposition « Kamerunstadt », visible à doual’art, qui revient sur la présence germanique au Cameroun.

Douala grâce à doual’art est devenue en plus d’etre une ville économique, une ville artistique, historique…


L’invasion des « Microbes »

La première fois que j’en ai entendu parler de microbes dans la ville de Douala, c’était dans la bouche de mon frère. Je m’imaginais naïvement qu’il s’agissait de vecteurs d’une nouvelle maladie…

Reportage de la chaine Equinoxe TV sur les Microbes.

Mode opératoire des microbes

Les Microbes, ce nom a été donné à cause de leur mode opératoire. Ce sont des bandes organisées qui « apparaissent » de façon imprévisible dans des espaces publics et commettent des forfaits. En possession d’armes blanches, ils terrorisent, agressent, violentent, volent tous ceux qui s’y trouvent à ce moment donné. Le temps que dure leurs apparitions, tout un lieu (carrefour, marché, magasins, etc) peut être entièrement sous leur contrôle. Après ces cambriolages à ciel ouvert, ils disparaissent sans qu’on sache d’où ils proviennent… Cette situation crée un climat d’insécurité et de vigilance dans les rues.

Traumas

Après une période de relative accalmie, où ces violences urbaines ne s’étaient plus manifestées, elles ont repris. Récemment, le quartier Bali à Douala a été la cible de leurs assauts répétés. Cette fois, au-delà des faits de vols, plusieurs décès ont été également enregistrés parmi les populations victimes.

Reportage de la chaine Canal 2 International sur les Microbes.

Une situation qui a amené le gouvernement à prendre des mesures afin d’endiguer le phénomène. À cet effet, les contrôles policiers ont été accentués dans la ville. Les mototaxis, qui sont certainement leur mode de déplacement, ont été interdits dans d’autres quartiers, en plus de Bonanjo, le quartier administratif…

Difficile toutefois d’enrayer cette criminalité, lorsque la majeure partie de la population jeune reste victime du chômage et de la précarité, et bien souvent en dépit d’une instruction. Oisiveté et pauvreté étant des terreaux fertiles à ces violences…